Insouciance

Des lignes qui tracent, coupent, tranchent, lacent

Comme sur une partition assassine (le chant malodorant)

un cou à perte de vue pour se sentir haut, loin, au-dessus

Détachée de soi, ma tête m’assassine

Des taches qui parlent d’histoire, d’universel et d’égo

Imitation assassine

Des épines que l’on porte comme un diadème, une couronne

Des gouttes comme des perles assassines

Pourtant, quand poindra le jour aux lueurs assassines

La lumière effacera les couleurs et plus rien d’autre n’importera…